Pour ceux qui veulent parler français et qui
éprouvent des difficultés à se
débarrasser d'anglicismes mal assimilables parce
qu'étrangers à notre système
graphique et pour lesquels les traductions sont parfois
flottantes, le CILF a rassemblé la liste des
termes étrangers pour lesquels les commissions de
terminologie des différents ministères ont
proposé des équivalents. Heureusement, il
s'en faut de beaucoup que tous les termes cités
dans les listes ci-après soient utilisés en
français... Certaines commissions, comme celle du
ministère de l'Agriculture, ont profité de
leur mandat pour rédiger par exemple des
vocabulaires de l'hydrologie et du drainage qui ont
été incorporés dans les
arrêtés de terminologie et peuvent aider les
traducteurs. Si ce zèle est louable, il introduit
un doute et l'on voit bien que les vocabulaires de
l'hydrologie et du drainage sont toujours utilisés
en français et qu'ils ne comportent aucun
anglicisme. On constatera en outre que beaucoup de termes
proposés sont déjà répandus
dans l'usage mais pour des raisons historiques, on n'a
pas cru devoir les retrancher de la liste. Par exception,
on n'a pas repris quelques termes qui sont
déjà devenus obsolètes comme
téléphone portatif pour portable qui s'est
imposé dans l'usage...
Depuis la circulaire du Premier ministre Jacques
Chaban-Delmas datée de 1970 et le décret du
7 janvier 1972, des commissions de terminologie ont
été créées dans
différents ministères pour élaborer
une terminologie officielle française
destinée à éliminer de l'usage des
termes ambigus, mal formés ou mal assimilables
parce qu'empruntés à des langues
étrangères, difficilement
prononçables ou contraires au système
orthographique du français.
Ces commissions de terminologie auxquelles
l'Académie française et le Conseil
international de la langue française ont
été associés, ont produit au Journal
officiel de la République française une
première série d'arrêtés de
terminologie en date du 18 janvier 1973. Depuis, à
un rythme inégal, ces commissions ont
continué la révision du vocabulaire de leur
domaine et de nouveaux arrêtés ont
été publiés à des intervalles
irréguliers.
En janvier 1994, un Dictionnaire des termes officiels
de la langue française a été
publié par le Journal officiel. Il a
été enrichi depuis.
Son vocabulaire s'impose aux administrations et aux
organismes qui signent des contrats avec l'État ou
sollicitent des subventions des pouvoirs publics.
En 1976, la Loi Bas-Lauriol a sanctionné le non
respect par les usagers de cette terminologie. Une
nouvelle loi, la loi Toubon, a été
adoptée pour étendre le champ d'application
de la précédente et en modifier quelques
dispositions. C'est elle qui désormais s'impose
aux usagers et protège les consommateurs contre
l'abus des termes étrangers.
On trouvera ci-après la liste des termes dont
l'emploi est fortement déconseillé ou
sanctionné par la loi, le terme français
qui est recommandé pour les remplacer, ainsi que
le domaine d'emploi du terme remplacé
On notera que deux types de modifications ont
été apportés à la liste des
termes officiels : d'une part, on a
éliminé de cette liste les termes dont la
graphie est la même dans les deux langues ;
d'autre part, on a adopté la nouvelle orthographe
acceptée par l'Académie française en
1991 (essentiellement suppression des accents
circonflexes sur i et sur u, normalisation du singulier
et du pluriel de certains mots composés). De
même, ont été figurés en
caractères gras les termes qu'il n'est plus
possible en l'an 2000 d'utiliser sans avoir l'air
d'être mal informé ou d'être un esprit
rétrograde. Pour les définitions de ces
termes, on se reportera au Dictionnaire des termes
officiels de la langue française.